Jizo, des statuettes pour la paix

Les jizos sont des petites statues issues des influences bouddhistes et croyances populaires. Elles représentent des dieux qui protègent les âmes des enfants décédés.

Le jizo s’appelle Ksitigarbha en sanskrit. Les personnes souffrantes récitent le mantra « OM KA KA KABI SAN MAEI SOHA KA » pour demander rétablissement.(1)

Ces statuettes de formes et de styles variés se retrouvent autour de certains temples japonais, parfois par milliers, ou isolées au pied d’un arbre, au bord d’un chemin… La nature use la pierre avec le temps. Des lichens et mousses recouvrent partiellement ces statues, comme si les jizos avaient toujours été présents.
Les visages inspirent le repos, le silence, la paix et parfois l’humour.

On dit aussi que ces statues placées au bord de certains carrefours et routes protègent le voyageur. Pour anecdote, on peut apercevoir des jizos dans le film Mon voisin Totoro de Miyazaki (cliquez sur l’image pour accéder au dossier thématique de Buta-connection).

Voici quelques exemples de jizos au Japon :

1. Jizo en train de prier, temple Sanzen à Ohara par levineawake

2. Jizos souriants, par h.m.s

3. Jizos aux expressions variées, par marisoleta

Le temple Otagi Nenbutsu près de Kyoto rassemble plus de 1200 statues Jizo, avec des attitudes insolites : statue tenant un appareil photo, personnages en train de rire, de boire…

4. Jizo dans une forêt, portant un chapelet, un bonnet et une cape rouge, par yuki935

5. Statues protectrices alignées, par caenwyn

On retrouve ces statues dans les gorges de Kanmangafuchi

6. Jizos entourés de moulins à vent, par fezaizm

Ces statues ont été prises en photo au temple Zozoji. Les moulins à vent sont sensés distraire les enfants morts-nés.(2)

7. Dessin de Roger Bournique

Dessin réalisé pour l’événement Jizos for Peace. Des pélerins du monde entier viennent au Japon à la date anniversaire de la bombe atomique d’Hiroshima et Nagazaki. Des Jizos dessinés et cousues sur des drapeaux, banderoles, ou vêtements, pour offrir un peu de paix.

Voici des créations inspirées par ce sujet que vous pouvez retrouver sur Imagonem

En savoir plus :
Articles à parcourir sur le thème des jizos blog Le jizo en colère
Dossier en anglais sur les statuettes de pierre shintoïstes et bouddhistes dosojin

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  1. « En Chine, les personnes gravement malades sont invitées à lire ce soutra et à prier ce bodhisattva de les aider à se rétablir. Il existe de nombreuses légendes tirées de ce soutra. Le bouddha Shākyamuni y dit que celui qui récite le nom de Kṣitigarbha mille fois par jour pendant mille jours sera protégé des accidents et des maladies pendant toute sa vie par des êtres divins envoyés par le bodhisattva.

    Dans certains temples, des photos des personnes décédées ou des tablettes portant des noms des défunts sont placés autour de son portrait ou de sa statue afin qu’il les sauve. Au Japon, Jizo est spécialement sollicité par les femmes ayant fait une fausse couche ou avorté, et placé aux carrefours et aux cimetières pour qu’il libère les esprits errants. » Wikipédia []

  2. « Dans le Zôjôji, un immense temple situé à côté de la tour de Tokyo, connu pour être un Mizuko dera ou Akachan dera, « temple pour les enfants avortés ou morts nés », mille deux cents statues sont alignées, ornées d’un petit chapeau rouge tricoté au crochet et d’un petit bavoir assorti. Les moulins à vent qui tournent ont pour mission de « distraire » et d’ « amuser » les foetus avortés, tout en symbolisant la roue ou le cycle éternel de la vie. » anousdieutoccoli []
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Vidéos Time Lapse sur le Japon

Hayaku est un voyage réalisé par un passionné du Japon en Time Lapse(1) par Brad Kremer. Il a filmé pendant de nombreuses heures des paysages et villes, puis les a accélérées pour nous montrer le temps qui passe, l’activité humaine, le mouvement des nuages, l’activité trépidante de la ville… Tout est toujours en mouvement, et les images font ressortir le côté « esthétique » de la ville, des buildings éclairés… Il a filmé différents endroits : Tokyo, Matsuyama, Imabari, Nagano, Gifu et Ishizushisan.

Hayaku : A Time Lapse Journey Through Japan réalisé par Brad Kremer. Musiques utilisées : « Triumphant » de Royksopp et « Window » de The Album Leaf.


Une autre vidéo de Time Lapse « Static : Pulse » (2009) postée par Voyageurasie


Réalisée par Samuel Cockedey, d’autres superbes vidéos sont sur sa chaîne youtube Je vous invite aussi à regarder son travail photographique, notamment ses photos du Japon, l’Inde, le Cambodge, le Vietnam et le Népal. Il travaille chaque Time Lapse sur un thème précis.

Remanence : Variance (2009), une vidéo sur la variation de la lumière.
Musique : « The Beauty of Clay (Remix) » par Morgan Fisher.

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  1. « L’accéléré ou « intervalle de temps » (« time-lapse » en anglais) est un effet cinématographique qui consiste à diffuser les images d’une action dans un temps plus court que celle de l’action initiale. Cet effet est utilisé, entre autres choses, pour signifier le temps qui passe ; par exemple un coucher de soleil ou la construction complète d’un bâtiment en quelques secondes, etc… » wikipédia []
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Morita Rieko peintre nihonga

















Voici une artiste qui fait de belles peintures selon la tradition Nihonga, Morita Rieko. La peinture ci-dessus est un panneau « KAWAII Ⅰ/Ⅱ/Ⅲ » 185×100×3 (2009)

Sujets traditionnels

Elle peint des fleurs et s’intéresse aussi aux personnages féminins. On trouve des fonds fleuris recouverts de geishas(1), femmes, ou des fonds blancs épurés avec des jeunes filles du Japon moderne, d’où le titre de ce tableau « Kawaii »(2). L’artiste navigue ainsi entre tradition et modernité.

Supports variés

Pigments sur papier, paravents, portes coulissantes, éventails… Parfois elle laisse la matière telle quelle : on peut apprécier la juxtaposition de fleurs sur le bois des portes coulissantes, laissant apparaître les veines du bois. Autrement on peut observer des fonds unis, parfois recouverts à la feuille d’or, comme les paravents par exemple. Je vous conseille de regarder ces photos prises par Pierre MM ou ici





En savoir plus …

Lire notre article Nihonga, la peinture traditionnelle japonaise

Site officiel de Morita Rieko
Explications brèves sur certaines oeuvres de l’artiste sur Artmag
Voir le site de l’exposition « Beautés Divines », Espace Mitsukoshi (2009, Paris)

Voir les Tableaux de Geishas sur Imagonem : Portrait de Geisha, affiches de Geishas

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  1. « Une geisha[Note 1] (芸者, geisha[Note 1]?), plus souvent appelée geiko (芸妓, geiko?) à Kyōto, est au Japon une dame de compagnie raffinée réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais. Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l’art ». » wikipedia []
  2. « Kawaii (可愛い ou plus souvent かわいい), prononcé kaw̜aii, est un adjectif japonais signifiant approximativement « mignon », « adorable ». » [...] « Kawaii peut également être utilisé pour les modes. Par exemple, une mode caractérisée par des vêtements qui semblent conçus pour des enfants, typiquement en utilisant assez librement des manchettes, de la dentelle, des tons roses ou plus généralement pastels… Les accessoires incluent fréquemment des jouets ou des sacs ornés de représentations de personnages de cartoons. Cependant, la mode n’est pas la seule concernée. Cette tendance est également représentée par la posture corporelle, les attitudes physiques. Beaucoup se tiennent comme des enfants (pied tournés en dedans – l’un vers l’autre -, tête légèrement baissée…). » wikipedia []
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Tableau à l’huile Moine bouddhiste


Moine Bouddhiste, Peinture à l’huile 41 x 33 cm © Imagonem

Voici un portrait réalisé à la peinture à l’huile, qui vous montrera comment un portrait peut évoluer, changer d’expression et se construire au fur et à mesure.
Inspiré à la base d’une photo, mon intérêt n’était pas de faire de la copie mais de recréer un portrait qui me corresponde. Il faut donc arriver à puiser le maximum d’observation dans le sujet, puis arriver à s’en détacher. Car le risque est de se comparer sans cesse au modèle de base. Ce que j’aime dans ce genre de portrait c’est la simplicité et la beauté qui s’en dégagent.

Voici quelques buts que je m’étais fixés :
- Réaliser un portrait de face, dans la lignée de mes autres créations sur le thème asiatique.
- Réaliser un drapé ou partie de vêtement(1), pour explorer le rendu d’un tissu.
- Travailler le visage, le modeler par la couleur, les ombres. Lui donner une « âme », une expression, un regard.
- Et puis, il y a aussi l’inspiration du moment sur laquelle je compte toujours.

Il y a toujours une part d’inconnu avant de se lancer, comme une tension qui ressemblerait à l’angoisse de la « page blanche ». « Comment s’y prendre ? Comment faire que la composition soit cohérente ? Comment traduire ses intentions ? » « Est-ce que le sujet est trop ambitieux ? » Ce sont le genre de questions qui me traversent parfois l’esprit. Mais l’envie est là. C’est un moyen de se poser et de se concentrer. Trop d’occupations ou de pensées inutiles peuvent nous traverser dans la journée, tourner dans la tête, sans que les choses se concrétisent. Lancé dans l’action, on peut se tromper, mais avancer et se corriger.

Au fil des heures, je poursuis ma peinture et je tente de décider le moment où il faut s’arrêter. L’esprit perfectionniste est un moteur, il donne l’envie de bien achever le travail. Mais il peut être aussi tout gâcher : une touche de couleur en trop et l’expression d’un visage peut changer ! J’y vais donc par tâtonnements, parfois en m’aidant d’un vieux t-shirt en coton qui me sert de chiffon. J’enlève de la matière, j’en rajoute, je réajuste.

Le dessin d’abord réalisé à la sanguine, je dessine les contours et quelques détails. A mes débuts, je faisais des esquisses au crayon, mais je me suis rendue compte que cela se mélangeait à la peinture comme une tâche sombre. La sanguine, ou les crayons aquarellables, permettent donc d’être absorbées par la peinture à l’huile, alors que le crayon mine de plomb laisse des traces.

J’utilise régulièrement de l’alkyd combinée à la peinture à l’huile, qui permet de sécher plus vite la peinture. Je passe les premiers « jus », peu de peinture diluée à l’alkyd, cela donne un rendu comme un lavis, une aquarelle. Cela me permet de revenir dessus par couches successives, préciser peu à peu. Les couches de peinture suivantes sont plus chargées en matière. il suffit de quelques traits pour changer une expression, mon portrait a donc évolué.

Pour le drapé je me sers du dessin à la sanguine : je passe une première couche de rouge. Je laisse un trait blanc entre chaque zone, comme un repère pour me souvenir de la forme du drapé. Puis plus tard je comble ces blancs par des dégradés de rouge clair à rouge foncé. Cela me sert à créer des effets de drapés.

Pendant que je laisse les différentes couches de drapés et de visage, je m’occupe du fond, par couches de couleurs successives. En tapotant, essuyant ou balayant le fond.

Le tableau est en vente sur Imagonem

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. » Charles Baudelaire

Je m’arrange toujours pour créer une certaine harmonie de couleurs. Par exemple, mettre un peu de rouge du drapé dans les lèvres ou la peau du moine, mettre un peu de vert pour l’ombre du visage et en mettre aussi dans le fond… Je me souviens dans mon enfance avoir fait quelques heures de peinture, mon premier portrait il me semble. Mon professeur m’avait montré un portrait de Matisse. J’ai réalisé avec quelques explications qu’il fallait combattre certains préjugés sur la couleur. On peut très bien trouver du vert sur un visage, et le comprendre. Ce qui rend la composition harmonieuse, c’est que cette couleur « résonne » en fond, en ombre… Comme un écho. Il faut donc « oser » certaines couleurs.

Femme au chapeau, Henri Matisse huile sur toile 81 x 65 cm (1905) image NOCTILUX.ge sur Flickr Vous pouvez lire aussi un article sur Henri Matisse sur helenablue

Autre liens

Apprendre à dessiner un drapé
Suivre un portrait à la peinture à l’huile par étapes

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  1. Toge rouge ou orangée, le bhikkhu est porté par des moines bouddhistes, visitez aussi le portail du bouddhisme sur wikipédia []
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Promotions du mois de Juin

Chaque mois la boutique Imagonem vous permet de bénéficier de promotions sur certains tableaux.

Vous pouvez dès maintenant profiter de ces réductions sur le tableau Tigre Blanc et le tableau Fleur de Lotus.

Cette offre est valable durant tout le mois de Juin ! Il est également possible de régler en trois fois sans frais par chèque tout achat de tableau (voir conditions du site).

A bientôt pour de nouvelles offres !


Voir aussi :
Le dessin digital de tigre par étapes (1)
Le dessin digital de tigre par étapes (2)
Bonne année du tigre !
Le tigre dans la pub et les jeux vidéos, lamarquejaune.net

Le t-shirt Tigre blanc sur la boutique Imagonem Spreadshirt
La version affiche Tigre blanc sur la boutique Imagonem

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Ikebana : décoration japonaise aux bouquets de fleurs (2)

Voici un exemple de réalisation d’Ikebana par madame Masuno (maître en Ikebana). Cette vidéo, sous-titrée en anglais montre les principes de base, les accessoires, un exemple de composition en prenant compte les fleurs de saison (ici l’été), le sens de l’espace et de la perspective.


Il faut s’équiper au départ de quelques accessoires de base : un vase, un bol rempli d’eau, un sécateur (ou Kensan pour le sécateur japonais), un pique-fleurs. Ce sujet peut donc intéresser ou donner quelques pistes pour ceux qui souhaitent donner un style asiatique à leurs bouquets.

Madame Masuno trouve important que les fleurs aient un air vivant. Elle place trois éléments verticaux, comme des branches, fixés dans le pique-fleurs, puis ajoute trois tiges. Selon elle, « il faut que les bouquets d’été soient propres et nets. C’est pourquoi il est parfois nécessaire de couper certaines feuilles. » Ensuite elle travaille le bouquet dans sa composition globale.

Madame Masuno nous donne ses impressions : « Je pense que l’Ikebana est un mélange de Beaux-Arts. Cela commence avec la rencontre avec le fleuriste lorsque je lui demande les fleurs disponibles ce jour-là. Ensuite on regarde et on étudie les fleurs, quelles formes elles ont, de quelles couleurs elles sont et comment on peut les assembler. Comme vous rencontrez différentes fleurs vous délibérez sur leur utilisation et à son tour agit l’Ikebana. »

Voici une autre vidéo d’une démonstration d’Ikebana qui a eu lieu en 2009. Un article sur ce sujet a été rédigé sur L’Observateur du Cambrésis (novembre 2009)


Marc Kapella, maître en ikebana propose une démonstration. Il conçoit l’ikebana d’une certaine façon : les fleurs sont de différentes tailles, de nombre impair, et de 3 variétés.

Autres ressources :
Le site de-novion (Sophie et Stanislas) qui explique comment réaliser des ikebanas.
Le blog Ikebana Reims regroupe des articles sur des cours d’ikebana (école Ohara).
Une page sur lejardindekanojo montre différents styles d’ikebanas avec les termes qui les caractérisent.

Voir aussi :
Ikebana : décoration japonaise aux bouquets de fleurs
Une vidéo sur le thème des ikébanas w0w : animations poétiques virtuelles

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Ikebana : décoration japonaise aux bouquets de fleurs

L’Ikebana

L’Ikebana est un arrangement floral japonais qui crée une harmonie entre les formes, les couleurs et la composition des fleurs entre elles. Contrairement aux occidentaux, cet art ne se focalise pas uniquement sur la beauté des fleurs. Les japonais cherchent à valoriser chaque élément, que ce soit la fleur, la branche, le vase…

Le principe consiste aussi à prolonger la vie des fleurs dans un vase rempli d’eau. (Ike – La vie, bana – Fleur).


Emplacement de l’Ikebana dans un intérieur : le tokonoma

L’Ikebana est en général placé dans le tokonoma. C’est une sorte d’alcôve dans une pièce d’habitation.
La décoration est sobre, ou selon le goût de son propriétaire : une calligraphie sur un rouleau et un élément naturel (Bonzaï ou Ikebana) sont placés dans le tokonoma. La décoration dans cet endroit est éphémère.

Tokonoma d'une salle de Thé dans un jardin Japonais - Les mots "Harmonie, Respect, Pureté, Tranquilité" sont écrits en calligraphie. Un vase avec des fleurs de saison sont posées dans l'alcôve.

Depuis l’apparition de cet art il y a plusieurs siècles, des manuels ont été écrits comme le Mon’ami Densho.(1) Celui-ci explique comment disposer les objets et bouquets dans le tokonoma.


Principes de construction

Les bouquets reprennent les principes de l’asymétrie, de l’espace et de la profondeur. De façon symbolique, c’est une méditation sur l’univers, une harmonie entre le ciel « Shu », la Terre « Kyaku » et l’homme « Fuku ».
Dans le livre « Kumiko, une japonaise à Bruxelles » de Renée Vancoppenolle, l’auteur suscite à travers son récit quelques réflexions à propos de l’ikebana(2) : « Ici c’est la ligne qui importe. La ligne, le rythme, puis la couleur. L’ikebana trace dans l’espace son écriture japonaise : quelques lignes faites de branches que l’on courbe sans les casser, quelques boutons pour le plaisir de voir éclore la vie sous ses yeux, quelques bourgeons voir éclater… Le bouquet terminé invite à une réflexion philosophique et à poursuivre la méditation commencée. La contemplation du regard continue sa poursuite de la vie dans le mouvement d’une branche ou d’une rose qui s’ouvrira demain ».


Quelques exemples d’écoles en France pour apprendre ce bel art japonais.

Dans le nord on peut trouver l’association Ikebana Nord,
A Toulouse : l’Ecole d’IKEBANA et d’Art Floral
A Paris : le Centre d’Art Floral Ikebana, CCFJ Espace Hattori, Atelier Mizuki


Accessoires de base pour réaliser un Ikebana
- des ciseaux en acier pour Ikebana, ce qui ressemble à un sécateur pour couper des fleurs
- un pique-fleur ou Kensan, pour maintenir votre arrangement floral
- un bol rempli d’eau, et un vase en général peu profond.


Autres ressources

Ressource web 1 : clickjapan : la rubrique Ikebana du site propose des articles intéressants sur ce sujet.
Ressource web 2 : Ikebana sur Wikipédia : un résumé rapide, histoire et origines
Ressource web 3 : consulter différentes styles de bouquets sur le site d’Alain et Marielle

Voir aussi : une belle animation d’ikebanas dans l’article w0w : animations poétiques virtuelles
Ikebana : décoration japonaise aux bouquets de fleurs (2)

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  1. [...]Le Senno Kuden, premier manuel de paysages donnant à vrai dire toutes les variantes possibles d’un unique paysage : celui du légendaire mont Meru dont parlent les textes bouddhiques et qui symbolise l’univers entier. A travers les techniques, un esprit s’exprima. Il pouvait être shin : strict, imposant, traditionnel, symétrique, so : léger, spontané, asymétrique, imprévu, ou gyô : entre shin et so. L’histoire de l’ikebana est marquée par une oscillation permanente entre ces deux pôles : classicisme formel (shin) et liberté (so). Le bouquet procède d’un état d’âme et veut le susciter chez ses contemplateurs. Une notion importante apparaît ici : celle de fûryû qui implique simplicité, discrétion et l’amour d’une beauté naturelle, sans ostentation. Le fûryû se détourne de l’exhibition et manifeste une sérénité. Le zen tient une place importante dans le développement de cet esprit. » Extrait du livre d’Alain Delaye, Les fleurs dans l’art et la vie, Editions L’Originel. (1997) sur le site d’Alain et Marielle []
  2. Lire le passage très intéressant sur Google Livres chapitre 7, page 57 « Ikebana, la voie des fleurs » du livre « Kumiko, une japonaise à Bruxelles » de Renée Vancoppenolle, éditions Dricot (1997) []
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Le Kabuki : danse théâtrale japonaise

Le Kabuki est une danse « théâtrale », accompagnée de musique. Les gestes sont lents, accentués, avec des significations complexes. Les acteurs portent des costumes soigneusement élaborés. Certains acteurs, comme Tamasaburo Bando, se travestissent en femme (onnagatas) et reflètent avec justesse des attitudes féminines.

La vidéo suivante présente la dernière scène d’un spectacle : Tamasaburo « Sagi Musume » (« La fille Héron ») 坂東玉三郎 「鷺娘」 (commentée en anglais). Cette pièce décrit l’esprit plein de ressentiment d’un héron, qui, ayant pris la forme d’une jeune femme, tombe dans un amour sans retour avec un homme. Cinq changements de costume nous dévoilent la métamorphose du personnage. À la fin, la jeune fille est blessée et, ayant repris la forme d’un héron, elle danse sa mort.

Quelques passages symboliques :

- La jeune femme attend au loin des cerisiers en fleur. Elle fait tourner son ombrelle comme la roue du temps.

- Lorsqu’elle se change en rouge, cette couleur indique le passage d’un état à un autre, vers une dernière révélation. Elle va se transformer en héron au moment de l’hiver.

- La blessure du héron est symbolisée par une bande rouge, au niveau de l’épaule.

Autres ressources

Ressource web 1 : Résumé de l’histoire du Kabuki et des onnagatas
Ressource web 2 : Site officiel du danseur Tamasaburo (en japonais).
Ressource web 3 : Informations sur le Kabuki-za, célèbre théâtre japonais. Détruit en 2010, il ouvrira ses portes en 2013. Lire aussi un article sur le blog de mars-myoga à propose de la destruction du théâtre.

Sources

Vidéo postée par tiffenakou
Image du théâtre Kabuki-za par momoseftali

En boutique

Les t-shirts Samouraï gris et Samouraï rouge en différents coloris sur Imagonem Spreadshirt









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Nihonga, la peinture traditionnelle japonaise

Le Nihonga est une la peinture traditionnelle japonaise à base de pigments naturels (« Iwa Inogu »), feuilles de métal (« haku »), de colle (« Nikawa ») et différents matériaux selon les oeuvres (soie, papier…).

Le Nihonga débute avec l’ère Meiji (fin 19ème siècle), une période durant laquelle le Japon veut évoluer vers un monde moderne. C’est un style de peinture qui vient après l’art de l’Ukiyo-e(1) . L’Ukiyo-e est un art graphique qui est plus connu en Europe grâce à des expositions, les gravures sur bois de Hokusai, Hiroshige…

Le Nihonga est une technique qui a été abordée lors d’un atelier à Paris(2) enseigné par une artiste, Yiching Chen. Selon les sujets, il faut appliquer des glacis, couches successives de couleurs peu chargées en pigments, un peu à la manière de la peinture à l’huile.

Image ci-dessus : Black cat (Kuroki Neko), Hishida Shunso, 1910

Il existe une longue lignée de peintre Nihonga. Actuellement cet art se prolonge à travers les univers personnels des artistes. Quelques exemples :

Poème d’automne / 23,4cm 33,4cm

Yiching Chen (née en 1975) est une peintre taïwanaise qui crée des images aux tons doux. On ressent son envie de traduire les enchevêtrements de fleurs, de nature.

Becoming Friends with All the Children in the World 2002 / Pigments sur soie

Fuyuko Matsui, (née en 1974) est une peintre japonaise qui produit des images mystérieuses et inquiétantes. Un peu comme un cauchemar.

Temple Kiyomizu. /1979 Polychrome sur papier, 92 x 103 cm.

Tabuchi Toshio (né en 1941) est un artiste japonais qui peint des images inspirées de la peinture traditionnelle japonaise et leur donne un nouveaux sens avec des couleurs étonnantes, des détails d’une grande précision. Il réalise principalement des paysages, des éléments de nature et d’architecture. Au début de sa carrière il s’inspirait des Yoruba (peuple d’Afrique).

Pour en savoir plus…

Morita Rieko peintre nihonga

La peinture japonaise Nihonga : dossier sur l’histoire du Nihonga, les différentes écoles et galeries d’images.
Liste de peintres Nihonga sur Wikipédia (en anglais)

La démarche et la technique de Yiching Chen est expliquée dans le magazine Artistes Magazine N°141, septembre -octobre 2009 et les matériaux pour le Nihonga est documenté dans la rubrique « peinture » de l’artiste.

Dossier de presse pour l’exposition de peinture traditionnelle Nihon-ga « L’instant et l’éternité »  de Tabuchi Toshio, espace des Arts Mutsukoshi-étoile, Paris (2008)
Et article du site de l’espace des Arts Mitsukoshi-Etoile à ce sujet.
Quelques oeuvres du peintre dans le Magazine Pratique des Arts N°84

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  1. « Ukiyo-e (浮世絵, Ukiyo-e?) est un terme japonais signifiant « image du monde flottant », utilisé durant l’époque d’Edo (1603-1868) pour désigner un nouveau genre d’art graphique, comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes  japonaises gravées sur bois. » Wikipedia.  Lire un article avec les images du catalogue de l’exposition « images du monde flottant » BNF, Paris (2008-2009) []
  2. Des photos et une une vidéo de l’atelier de nihonga dirigée par Yiching Chen avec l’association Pigments et Arts du Monde (Paris) []
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Rangoli : dessins au sol dans le quotidien des femmes indiennes

Le Rangoli(1)est un dessin tracé au sol avec de poudre de riz blanche ou colorée. Le Rangoli est utilisé quotidiennement ou lors de fêtes. Il est tracé par les femmes indiennes. Une divinité sera sollicitée pour obtenir protection (la déesse Lakshmi par exemple).

Image ci-contre : La Fête des Lumières, Femme célébrant Diwali avec Rangoli et lumières »  © K.L. Kamat/Kamat’s Potpourri




Amma et ses Rangoli « Amma’s Muggu (kollam) » © Sirensongs


La réalisation part toujours de la même méthode, à savoir : poser des points, puis créer des lignes à partir de ces repères. A la fois esthétique et éphémère, le Rangoli représente également un signe de protection, un sens sacré. Les motifs sont géométriques, floraux, parfois animales…Mais la forme géométrique prédomine.


Dans cet extrait, la vidéo montre comment créer un motif de Rangoli en reliant des points. Selon les figures, les points sont recouverts par des lignes, mais parfois on peut les contourner, pour créer des sortes de « boucles/noeuds », ou englober plusieurs points. Le rangoli est un ensemble de tracés qui aboutit à une composition équilibrée. Un peu comme les mandalas.


Divers tracés enrichissent le potentiel créatif du Rangoli. Par exemple, on peut humidifier la poudre à l’aide d’un tissu, faire des tracés avec les doigts de la main écartés…
On peut déjà s’entrainer sur une feuille à carreaux pour se familiariser aux tracés. Même si le Rangoli semble simple à réaliser, il n’est pas toujours évident au début de faire des tracés harmonieux !


Le Rangoli se transmet de mère en fille, mais il existe des hommes qui dessinent des Rangoli. Janak Chauhan est un artiste qui crée des des motifs très grands, avec son propre style, dans des bâtiments modernes ou dans la rue. Un exemple ci-contre, un Rangoli créé au British Museum en 2004.


Quelques ressources sur le thème des Rangoli :
Photos et sites sur le rangoli : dijbnet / indereunion /
Articles et sites sur le rangoli : Couleur Indienne / marievanesse / culturalindia (site en anglais) /
Designs, dessins et motifs de rangoli : le coeur du pondichery / diwalifestival /
Sites en rapport avec Janak Chauhan : shefjandesigns / shefjan (galerie Flickr) /


Voir aussi : La tradition des Fleurs : aquarelle d’Imagonem

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  1. Les Indiens intègrent l’art dans leur vie quotidienne en dessinant des rangolis appelés aussi aripona, alpona et kolam dans d’autres parties de l’Inde. Wikipédia []
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