Jizo, des statuettes pour la paix
Les jizos sont des petites statues issues des influences bouddhistes et croyances populaires. Elles représentent des dieux qui protègent les âmes des enfants décédés.
Le jizo s’appelle Ksitigarbha en sanskrit. Les personnes souffrantes récitent le mantra « OM KA KA KABI SAN MAEI SOHA KA » pour demander rétablissement.(1)
Ces statuettes de formes et de styles variés se retrouvent autour de certains temples japonais, parfois par milliers, ou isolées au pied d’un arbre, au bord d’un chemin… La nature use la pierre avec le temps. Des lichens et mousses recouvrent partiellement ces statues, comme si les jizos avaient toujours été présents.
Les visages inspirent le repos, le silence, la paix et parfois l’humour.
On dit aussi que ces statues placées au bord de certains carrefours et routes protègent le voyageur. Pour anecdote, on peut apercevoir des jizos dans le film Mon voisin Totoro de Miyazaki (cliquez sur l’image pour accéder au dossier thématique de Buta-connection).
Voici quelques exemples de jizos au Japon :
Le temple Otagi Nenbutsu près de Kyoto rassemble plus de 1200 statues Jizo, avec des attitudes insolites : statue tenant un appareil photo, personnages en train de rire, de boire…
On retrouve ces statues dans les gorges de Kanmangafuchi
Ces statues ont été prises en photo au temple Zozoji. Les moulins à vent sont sensés distraire les enfants morts-nés.(2)
Dessin réalisé pour l’événement Jizos for Peace. Des pélerins du monde entier viennent au Japon à la date anniversaire de la bombe atomique d’Hiroshima et Nagazaki. Des Jizos dessinés et cousues sur des drapeaux, banderoles, ou vêtements, pour offrir un peu de paix.
Voici des créations inspirées par ce sujet que vous pouvez retrouver sur Imagonem
En savoir plus :
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Dossier en anglais sur les statuettes de pierre shintoïstes et bouddhistes dosojin
- « En Chine, les personnes gravement malades sont invitées à lire ce soutra et à prier ce bodhisattva de les aider à se rétablir. Il existe de nombreuses légendes tirées de ce soutra. Le bouddha Shākyamuni y dit que celui qui récite le nom de Kṣitigarbha mille fois par jour pendant mille jours sera protégé des accidents et des maladies pendant toute sa vie par des êtres divins envoyés par le bodhisattva.
Dans certains temples, des photos des personnes décédées ou des tablettes portant des noms des défunts sont placés autour de son portrait ou de sa statue afin qu’il les sauve. Au Japon, Jizo est spécialement sollicité par les femmes ayant fait une fausse couche ou avorté, et placé aux carrefours et aux cimetières pour qu’il libère les esprits errants. » Wikipédia [↩]
- « Dans le Zôjôji, un immense temple situé à côté de la tour de Tokyo, connu pour être un Mizuko dera ou Akachan dera, « temple pour les enfants avortés ou morts nés », mille deux cents statues sont alignées, ornées d’un petit chapeau rouge tricoté au crochet et d’un petit bavoir assorti. Les moulins à vent qui tournent ont pour mission de « distraire » et d’ « amuser » les foetus avortés, tout en symbolisant la roue ou le cycle éternel de la vie. » anousdieutoccoli [↩]



















Le Nihonga est une la peinture traditionnelle japonaise à base de pigments naturels (« Iwa Inogu »), feuilles de métal (« haku »), de colle (« Nikawa ») et différents matériaux selon les oeuvres (soie, papier…).





